Lazarus - Forever

Édito – 8 mars, #GirlsLoveComics

On me demande parfois comment on devient éditeur de comics, quel est le parcours « idéal » pour travailler dans les comics. A chaque fois qu’on me pose la question, je suis tenté de répondre avec humour qu’il faut suivre une formation très ardue, que l’engagement doit être total, absolu et exclusif et surtout, qu’il faut emmagasiner une quantité astronomique de connaissances pour pouvoir prétendre à de telles responsabilités. Que les études sont longues et fastidieuses et donc, que ce n’est pas donné à tout le monde. Du coup, ça rend la chose encore plus mystérieuse aux oreilles des récipiendaires de la bonne parole.

Mais bien sûr, la vérité est ailleurs pour paraphraser ce cher Fox Mulder que nous accueillerons bientôt dans note catalogue.

Heart in a Box

La vérité, c’est qu’à l’instar du monde qui nous entoure, les Comics sont l’affaire de tous, parce que le vecteur de notre petit milieu est et reste la passion.

Cette passion que nous partageons tous, cette folie qui nous fait tant aimer ce médium, ces personnages hauts en couleurs, ces histoires incroyables et qui nous touchent aussi personnellement, cette multiplicité de genres ; les super-héros bien sûr, mais aussi et de plus en plus, les autres registres de la création originale : la science fiction, le western, le fantastique, la fantasy, le surnaturel, le polar, les récits intimistes, gores ou survivalistes et j’en passe…

Après, il faut aussi « se donner les moyens » d’y arriver, mais ça, c’est valable pour toutes les professions, toutes les « carrières ».

« Do or do not, there is no try » 😉

Le comics a évolué, le comics d’aujourd’hui est pluriel, le comics d’aujourd’hui est plus riche que dans les années 70, quand je l’ai découvert au détour des pages de Strange n°52.

Pourquoi ? Parce que la société a évolué bien sûr. Parce que les tendances ont évolué, parce que le comics est un animal mutant qui ne cesse de se développer et de se réinventer.

Mais, ce qui me fait vraiment plaisir, c’est que les lecteurs sont aujourd’hui plus nombreux qu’avant, à cette époque où les têtes bien pensantes disaient que les petits Mickeys, c’était réservé aux garçons ado pré-pubères.

Aujourd’hui, le comics est véritablement devenu un médium trans-générationnel, mes enfants en lisent, mes amis en lisent, mes voisins en lisent, mes collègues en lisent, mes parents en lisent, le virus s’est propagé

Kamau Kogo - personnage

Mais, ce que me fait le plus plaisir en ce 8 mars 2016, Journée des Femmes, c’est qu’on ne peut plus décemment dire que le comics c’est pour les garçons ado pré-pubères. Le comics, c’est pour tout le monde et bien sûr, c’est aussi pour les femmes, qui sont de plus en plus nombreuses à rejoindre la cause, tant du côté des lectrices que des créatrices (scénaristes ou illustratrices).

Chaque année, les auteures et lectrices de comics sont plus nombreuses, plus engagées, plus passionnées et plus opiniâtres.

Mesdames, au risque de paraître consensuel, je profite de cette journée des Femmes pour vous remercier de vos engagements, de votre passion pour ce médium que nous aimons tous et d’être, chaque année, un peu plus nombreuses à venir grossir nos rangs.

#GirlsLoveComics

OJ