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Tout petit déjà, John Arcudi racontait des mensonges. Il est vite apparu que c’était là son seul talent.

Une carrière dans l’écriture était donc tout indiquée.

John Arcudi, en bref

John Arcudi a travaillé pour et avec les éditeurs majeurs de l’industrie du comics. Chez Dark Horse, il a co-écrit le scénario à la base du film The Mask, sorti en 1994. Chez DC, c’est avec le graphic novel A God Somewhere qu’il s’illustre.

Il est également l’auteur de pas mal d’histoires du « BPRD », dans l’univers de Hellboy. Cette série a été l’occasion de sa première collaboration avec James Harren, avec lequel il était destiné à créer Rumbledont le premier tome paraître le 13 avril prochain.

Interview « Rumble » !

Glénat Comics : Salut John ! Peux-tu nous expliquer le concept de Rumble ?

John Arcudi : En gros, c’est un récit d’action, d’aventure, une fable urbaine, fantastique, humoristique et horrifique, dont le héros est un épouvantail guerrier, une divinité déchue cherchant à se venger. En dire plus serait vous gâcher le plaisir.

GC :  Dès les premières pages, on se rend compte que l’univers de Rumble est très rude. Pourquoi avoir choisi d’être aussi dur avec tes personnages ? Quel type de personnage aimes-tu créer ou développer le plus ?

JA : J’aime inventer et travailler sur toute sorte de personnages. Tout dépend de l’histoire, en fait. Il s’est trouvé que celle-ci se déroulait dans un environnement urbain difficile. Nous avions besoin de créer un contraste fort avec les éléments fantastiques qui composent cette histoire. En tout cas, c’était mon avis.

GC : En quoi Rumble sort-il du lot ?

JA : Le ton de l’histoire, l’ambiance qu’elle dégage, ses personnages inhabituels (en particulier pour un comics) et son humour. Oh, et puis James Harren et Dave Stewart !

GC : Généralement, où trouves-tu l’inspiration d’écrire ? As-tu pour habitude de faire beaucoup de recherches ou travailles-tu plutôt à l’inspiration, justement ?

JA : Je n’ai jamais eu une facilité naturelle pour écrire. J’ai besoin de faire des recherches, de rassembler des idées pour les personnages et le décor dans lequel ils évoluent. Mais j’entends « recherches » au sens très large : m’asseoir dans un café et écouter les gens, par exemple, essayant de m’imprégner de leur voix, ce genre de choses.

GC : Rumble est-il une métaphore de quelque chose de spécial pour toi ?

JA : Oui, mais de nouveau, si je vous le disais, je gâcherais la surprise à tous nos lecteurs. Je souhaite que les lecteurs découvrent ce premier arc sans en savoir trop à son propos. Redemandez-moi pour le prochain !

GC : Qu’apporte l’incroyable talent de James Harren à cette histoire et à l’univers de Rumble en général ?

JA : À peu près tout. Je ne peux concevoir cette histoire sans les dessins de James. Mais en aucun cas je ne considère Rumble comme mon histoire, simplement illustrée par James. C’est notre livre à tous les deux ; James insuffle de la vie à ce monde fantastique. Il le rend à la fois complètement dingue mais aussi plausible et réaliste. Je pense que ce n’est pas aussi facile pour tous les dessinateurs d’atteindre cet équilibre.

GC : Peux-tu s’il-te-plaît nous donner trois raisons pour lesquelles les lecteurs français doivent ABSOLUMENT lire Rumble ? 🙂

JA :

1) C’est amusant et complètement fou. Je travaille dur pour que ça le reste.

2) James Harren !

3) Le coloriste incroyable, Dave Stewart !

GC : Merci John !

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