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Kyle Higgins, Stephen Mooney et Jordie Bellaire se lancent dans la BD format franco-belge et nous offrent une nouvelle série d’action musclée, sur fond d’espionnage international. Interview.

  • Pouvez-vous présenter la série ? De quoi parle The Dead Hand ?
  • STEPHEN MOONEY : The Dead Hand est un thriller d’espionnage qui se passe pendant la Guerre Froide, enrichi d’éléments de science-fiction super cool. La description de Glénat, « entre James Bond et Metal Gear Solid, » me semble très juste. Dans notre histoire, le monde fait face à l’apparition de la toute première forme d’intelligence artificielle. Un pouvoir hautement convoité, qui pourrait bien rebattre les cartes et changer la face du monde.
  • KYLE HIGGINS : Exactement. J’ai toujours adoré les histoires d’espions, la période de la Guerre Froide. Sans trop spoiler, on peut dire que nous sommes partis d’une ultime mission assez méconnue, initiée pendant cette période : l’Opération DEAD HAND. Ce terme se réfère à un système d’armement autonome que les Soviétiques ont envisagé construire, sans jamais mener leur projet à bien. Notre bande dessinée fait la synthèse de tout cela, à travers le regard d’agents isolés depuis vingt-cinq ans du monde pour lequel ils œuvraient.
  • S’agit-il de votre première collaboration ? Comment vous êtes-vous rencontrés ?
  • STEPHEN MOONEY : Si je me souviens bien, c’était à un diner Batman, chez DC, à la Comic-con de New York, il y a quelques années. Kyle et moi avons tous les deux travaillé sur les comics Nightwing/Dick Grayson. En discutant, nous avons réalisé que nous avions beaucoup en commun, des goûts et des centres d’intérêt similaires. Nous nous sommes dit que ce serait sympa de travailler ensemble et nous avons commencé à parler de The Dead Hand à ce moment-là.KYLE HIGGINS : Oui ! C’était à ce bar irlandais, n’est-ce pas ? Avec Tom King, Doyle et tous les autres ? Je suis presque sûr d’y avoir vu Moondog ! (rires)
  • Avant ce projet, aviez-vous déjà travaillé sur un format franco-belge ?

KYLE HIGGINS : Pour moi, c’était la première fois. Deux de mes séries publiées chez Image sont sorties en France, C.O.W.L. et Hadrian’s Wall, ce dernier ayant fait l’objet d’une collaboration entre l’éditeur américain et Glénat. Mais c’était vraiment une grande première en termes de format.

STEPHEN MOONEY : C’est mon baptême sur le marché européen, si l’on fait exception de quelques livres irlandais, il y a une dizaine d’années. Enfant, j’adorais les albums de BD comme Tintin et Astérix qui furent mes premières lectures aux côtés de Calvin and Hobbes. Ce projet est très important pour moi, puisque je suis fan de BD franco-belge.

  • Était-ce vraiment très différent du format américain en ce qui concerne le storytelling ? 

KYLE HIGGINS : Je laisse Stephen répondre : la seule différence pour moi a été le nombre de pages…

STEPHEN MOONEY : Malgré quelques différences, dans l’ensemble, les astuces sont les mêmes. En vérité, Jean-David Morvan nous a beaucoup aidés et conseillé, notamment sur la manière d’organiser au mieux certaines pages. Il s’agissait par exemple d’augmenter le nombre de cases par pages, d’ajouter des plans larges et du décor pour introduire certaines scènes… C’était très intéressant !

  • Quelles sont vos influences ?

STEPHEN MOONEY : Elles sont si nombreuses ! Pour The Dead Hand en particulier, ça oscille entre James Bond et Metal Gear Solid, principalement. Mais on pourrait citer aussi un tas de westerns américains comme Deadwood, étant donné qu’une bonne partie de l’histoire est située dans l’une de ces petites villes perdues au cœur des Etats-Unis. Concernant les influences artistiques à proprement parler, j’ai essayé d’incorporer des éléments qui évoquent des œuvres cinématographiques comme celles de Roger Deakins et Douglas Slocombe, que j’admire énormément. Quant aux références du monde du comics, les travaux de Barry Windsor-Smith, Travis Charest et Olivier Coipel m’ont beaucoup inspiré.

KYLE HIGGINS : Pour la narration, j’ai choisi une approche plus romanesque : un narrateur omniscient, des intermèdes qui permettent d’en apprendre plus sur le passé des personnages… C’était la première fois que j’écrivais de cette façon et je dois dire que j’ai assez aimé cette manière de faire et la liberté créative qu’elle implique.

  • Quels-sont vos auteurs de bandes dessinées préférés ?

STEPHEN MOONEY : Les classiques ! Hergé, Uderzo et Goscinny, Jean Giraud et j’en passe et des meilleurs. Toute mon adolescence, j’ai grandi en lisant surtout des comics américains. Mais Glénat nous a envoyé des BD très intéressantes de tout un tas de créateurs incroyables. J’ai hâte de lire tout ça !

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